Vedette curseur

Circuit n°9 : La Plaine - Peney

Barrage de Verbois

Départ : La Plaine
Distance : 7 km
Dénivelé + : 66 m
Temps : 1h15
Niveau de difficulté : 1

Une itinéraire facile, longeant les bords du Rhône, depuis la Plaine jusqu'au Barrage de Verbois. A travers la campagne Genevoise, on rejoint Aire-la Ville puis le charmant village de Peney. Pour le retour, prendre le train à la gare de Peney pour revenir à la Plaine, ou retour à pied, soit par le même itinéraire, soit par Cartigny.

Description : 



Se garer à La Plaine et rejoindre le Rhône prendre à gauche et longer l'usine Firmenich... les senteurs diffusées ne sont pas toutes naturelles dans ce petit coin de verdure ! Emprunter le superbe pont, piéton et chemin de fer qui traverse l'Allondon.


Prendre ensuite à droite pour rejoindre les Teppes de Verbois, un espace protégé où vous pourrez peut être apercevoir des castors.


Remonter sur le barrage de Verbois, pour une traversée assez impressionnante. Je vous conseille de descendre ensuite les quelques escaliers sur la rive gauche pour admirer les chutes de l'usine hydroélectrique.


Etirements au pied des chutes du barrage...



EuroNordicWalk dans le Vercors, proche de la (sa) nature

Le loup du Vercors au départ de la course
Feu d’artifice, festivités et liesse populaire, partage et convivialité, le 14 juillet aura désormais pour moi une double signification : la révolution française et une ENORME course de Nordic Walking dans le Vercors.
En ce dimanche 14 juillet 2013, sous un soleil radieux, nous étions plus de 1000 à prendre le départ du premier Euro Nordic Walk, sur l’une des 7 courses de 4 à 23 km, reliant les villages du plateau du Vercors à celui d’Autrans, haut-lieu du ski nordic’.

Départ à Corrençon en Vercors
Après la course du Salève début juin, cette course allait être ma deuxième expérience sur une distance longue de 23km. La première avait été mitigée, en raison de douleurs aux pieds et d’une grosse fatigue à la sortie d’un hiver et printemps pluvieux.
Après 1 mois de repos au cours duquel j’avais remplacé la marche par des sorties VTT et des entrainements en piscine, j’ai intensifié ma reprise une semaine avant la course. Avec deux sorties de 10 km au Salève et une bonne dose de dénivelé, puis une sur les bords du Léman par une forte chaleur, et enfin 20 km de VTT, avec là aussi avec un soleil brûlant., j'étais prête. Dénivelé et chaleur, ces deux ingrédients m’attendaient dans le Vercors ! J’avais donc choisi la bonne option.

Se préparer à des conditions caniculaires
Pour courir une longue distance, je m’étais vite rendue compte qu’une préparation sérieuse était nécessaire, si je voulais être performante et endurante, éviter les blessures ou les coups de chaud.
Mon Camelbak remplit d’eau, jus de raisin et sel ( voir article sur ce sujet), je prenais donc le départ du 23km au plus fort de la chaleur (12h30) aux côtés de 100 autres coureurs. Je m’étais fixé un chrono aux alentours de 4 heures, c’est donc « tranquillement » que je prenais le départ, alors que d’autres «vrais sportifs » (petit clin d'oeil à ceux qui pense encore que la Marche Nordique n'est pas un sport ;-) prenait le départ comme un 100 mètres.
La gestion de l’effort et l’écoute de son corps sont des paramètres très importants à prendre en compte, dans le sport comme dans la vie quotidienne….Qui veut aller loin ménage sa monture !

Merveilleuse réserve naturelle du Vercors
Effort physique mais aussi plaisir des yeux et de l’esprit vont pour moi de pair… je prenais donc mon temps pour admirer les beaux paysages du Vercors, immortaliser quelques images, mais aussi faire le vide dans ma tête, ou encore ressentir les sensations de mes jambes qui me portaient avec légèreté, malgré l’étouffante chaleur.

Un bandeau, une bonne casquette blanche (merci les sponsors) et une hydratation régulière me permettaient de garder la tête froide et les idées claires… Les kilomètres défilaient tranquillement et nous traversions Villars de Lans après 1h15 de course. Un premier ravitaillement bien utile pour remplir ses réserves d’eau, car le second se trouvait 10 km plus loin, après quelques montées qui allaient se révéler fatales à certains. Faire corps avec la nature, retrouver sa nature....

La marche c'est aussi une rencontre, l'espace d'un instant sur les chemins

C’est ainsi que la tortue doublait un lièvre parti trop vite et sans provisions suffisantes, terrassé par les crampes et incapable de poursuivre sa route…
Encore 5 kilomètres à parcourir, j’appréciais la fraîcheur d’un sous-bois, une petite descente pour récupérer, une pause pour attendre mon amie Fanfan qui connaissait une fatigue passagère. Seul on va plus vite, mais à deux on va plus loin, je respectai pendant quelques temps ma maxime préférée, pour finalement reprendre mon rythme.

Avec Fanfan, une belle amitié sur les chemins
Car une course c’est aussi aller aux bouts de ses possibilités, relever un challenge, un défi personnel, escalader un sommet à force de volonté et de courage, aller un peu plus loin, un peu plus haut, un peu plus vite,…
"Je n'ai fait que ce que je savais pouvoir faire. C'est une question de volonté, la base même ... Mais la volonté est aussi sacrifice et souffrance, parce que pour vouloir il faut souffrir" Riccardo Cassin (Citations sur le thème de la montagne)

Combien d'heures d'entrainement, de volonté et de sacrifices pour sauter ce ce tremplin ?
Je passais la ligne d’arrivée, après 4h11 ce course, 3h51 de déplacement, à peine essoufflée, et heureuse d’avoir pu participer à cette GRANDE première…Un peu mal aux jambes tout de même, j’appréciais un bon moment de récupération offert par les jeunes masseurs et osthéopathes de l’école de Lyon.
Merci la vie, merci aux organisateurs et bénévoles.


Arrivée à Autrans

Au delà de la course et du sport, ce week-end a été un formidable moment de partage et de convivialité avec mes amies marcheuses de l’ASJ74, et notre staff technique en camping car que je remercie tout particulièrement.

Les walk'in Girls de l'ASJ 74
Je l’ai poursuivi par une non moins bonne formation en techniques de Nordic Walking dispensée pendant deux jours par deux instructrices passionnées : la finlandaise Arja Jalkanen-Meyer, l’une des pionnière de la marche nordique en France et la Gessoise (une voisine), Isabelle Ansel.




Le Vercors, un paradis pour la Marche Nordique




L’importance de l’hydratation au cours d’un effort sportif prolongé…

L'hydratation "mains libres" grâce au Camelbak 
A quelques jours du grand rendez-vous de marche nordique Euronordic Walk dans le Vercors, avec les marcheuses de l’ASJ74 qui feront le déplacement, nous réglons les derniers détails pratiques et préparatifs sportifs.

Tout au long de l’année, lors de mes cours, je répète à mes pratiquants l’importance de bien s’hydrater. Je recommande donc fortement de prévoir une ceinture ou un sac à dos pour transporter une gourde, bouteille, ou mieux encore une poche d’eau. A la manière du chameau qui porte ses réserves dans sa bosse, le sac à dos ou «Camelbak» est idéal pour transporter son eau et boire tout en marchant grâce au tuyau qui relie la poche à la bouche. Ce tuyau est d’autant plus pratique qu’en marche nordique, nos mains sont indisponibles car employées à manier les bâtons !

Un modèle ergonomique et léger
L’hydratation est impérative lorsqu'on pratique une activité sportive afin de compenser les pertes d’eau (et sels minéraux) liées à la transpiration. Une déshydratation imperceptible de 1% poids du corps éliminé en eau, diminue les performances musculaires et physiques de 10%.
Une bonne hydratation est donc indispensable pour éviter l'apparition de blessures, de tendinites, crampes, fatigue, hyperthermie, troubles digestifs, diminution de la performance. En été et par fortes chaleurs, elle permet d’éviter le coup de chaleur qui peut être fatal, notamment sur les épreuves d’endurance durant plusieurs heures.
« L’hydratation journalière de base recommandée est de 1,5 litres d’eau, et pour tout effort d’une durée supérieure à une heure, il est recommandé de boire 150ml à 300ml de liquide toutes les 15 à 30 minutes »  conseille Michel Martino, diététicien-nutritionniste du sport. « Pour limiter la déshydration, le liquide sera composé d’eau à laquelle on peut rajouter 1,2 gr de sel par litre. Pour l’apport de glucides nécessaires à l’effort, on peut utiliser 200ml de jus de raisin auquel on rajoute de l’eau ( et 1,2gr de sel) pour arriver à 1 L. »

Poche à eau ou « Camelbak » ?
La poche à eau amovible 1,5L
Le mot « Camelbalk» fait désormais partie du vocabulaire courant de tout sportif qui s’hydrate en course pour désigner le sac à dos contenant la poche à eau et son tuyau. Pas étonnant puisque cette société américaine du même nom est l’inventeur du sac d’hydratation, produit révolutionnaire, rapidement devenu indispensable.
La légende raconte que tout a commencé en 1988 au cours du « Hotter’N Hell » (plus chaud que l’enfer) une course de 100 miles dans le désert texan en plein été. Un modeste participant invente un moyen ingénieux pour se ravitailler facilement et avoir un avantage sur les autres concurrents plus entrainés : Infirmier, il subtilise une poche pour intraveineuse qu’il remplit d’eau. Il met ensuite la poche dans une chaussette, la coud sur le dos de son maillot, passe le tuyau sur son épaule et le bloque avec une pince à linge ! L’hydratation « mains libres » était née.
Un embout étanche anti-gouttes
Au fil des années, les produits «Camelbak», leader mondial des sacs d’hydratation, se sont développés et diversifiés, et désormais chaque sportif peut trouver le produit ou l’accessoire le mieux adapté à sa pratique : gourdes, bouteilles, sac à dos, réservoirs et poches à eau, tuyaux, embouts et autres accessoires, ainsi que des ustensiles, produits et conseils pour l’entretien. Il est en effet important de bien nettoyer la poche et le tuyau pour éviter les proliférations bactériennes et autres moisissures désagréables ! Sans compter que depuis 2011, les produits «Camelbak» sont garantis à vie.

Pour ma part, j’ai choisi le modèle Dart, petit (33 cm de haut), léger (270gr), ergonomique, offrant un réservoir de 1,5L pour une capacité totale de 3L. Jusqu’à maintenant j’utilisais un autre modèle (La Source) non intégré dans un sac de la même marque, mais pour cette grande première course estivale (25km, 4 à 5 heures d’effort prévus), j’ai choisi de tester ce nouvel accessoire ultraléger pour une hydratation optimale, facilitant les mouvements et dégageant les épaules, indispensable pour permettre la mobilité de ces dernières.

1ère édition de l'Euro Nordic Walk, Vercors, 13 et 14 juillet...

J-11 avant notre déplacement pour cette grande première, un rassemblement européen de marcheurs nordiques.... l'Euro Nordic Walk dans le Vercors, les 13 et 14 juillet 2013.

Les marcheuses de l'ASJ74 à l'EuroNordicWalk.
Dans un site remarquable, le plateau du Vercors et ses sommets environnants, d'Autrans à Villard de Lans, en passant par Lans en Vercors, 4 types de parcours, sur des distances de 4 à 23 km sont proposés aux marcheurs. "Le Vercors, paradis hivernal du ski nordique se prêtait tout naturellement à l'organisation d'un événement majeur estival de marche nordique" justifient les organisateurs.

Notre club l'ASJ74 sera bien représenté puisque nous sommes 8 marcheuses à nous rendre dans le Vercors. Une première, une fois encore une aventure et une découverte que pour rien au monde je n'aurai voulu manquer... Quatre d'entre nous prendront le départ des 23 km depuis Corrençon en Vercors à 12h30, et nous espérons rallier Villard de Lans (8km) pour 15h où quatre autres marcheuses seront au départ de l'épreuve de 15 km....

Animations, ateliers marche nordique, conférence, concert, feu d'artifice sont prévus autour de ce qui se veut être un grand rendez-vous sportif, festif et convivial.... Bien sur, je ne manquerai pas de vous relater ici notre aventure ! Une seule chose est à espérer : LE SOLEIL !

Reportage sur TéléGrenoble (à 19min) :

 
GRAND AIR - 20 Mai 2013 par telegrenoble

Ensemble tutoyons les sommets…

Vue sur la chaîne du mont-Blanc depuis e sommet du Parmelan
C’est une année scolaire riche en émotions, rencontres, défi, leçons de vie qui s’achève pour moi avec celle de mes enfants. 
Et elle s’achève de bien belle manière, puisqu’une fois encore j’ai eu la chance de partager une aventure sportive avec la classe de 4ème «Esprit Nature Découverte et Montagne »  du collège Rimbaud de Saint-Julien en Genevois.

Ni promenade de santé, ni sortie ludique de fin d’année, la dernière étape d’un programme riche et progressif dont je vous ai déjà parlé ici (trail, marche nordique, raquette, VTT,) devait mener les élèves de Johanne Frémont et Daniel Pires à se surpasser à nouveau pour relever un ultime défi sportif et humain.
Les falaises du Parmelan

Un raid de trois jours devait nous mener de Dingy Saint-Clair au sommet du Parmelan pour une nuit au refuge Camille Dunant, avant la descente le deuxième jour en direction de Morette et la Balme de Thuy par le col du Pertuis. Remonter ensuite pour une dernière escale au refuge Larrieux du côté de la Tournette avant d’achever ce voyage sur les rives du lac d’Annecy était l’objectif fixé.

Jour 1 :
Partis de Blonnière au pied des impressionnantes falaises du Parmelan, la grandeur du défi qui nous attendait s’imposait d’entrée de jeu à nos yeux. Après deux heures de marche, et les premiers 500 mètresD+, nous franchissions le col du Pertuis. Une grimpette tout de même un peu rude qui avait échauffé les esprits et les jambes, mais qui n’était qu’un léger avant-gout  de la suite de l’aventure.
Après un bon casse-croute et les batteries rechargées, les deux heures suivantes à l’ombre des bois dans la vallée du Pertuis étaient d’une douceur reposante.


Une cabane de bucherons, des sentiers qui se perdent dans les bois, des fleurs de montagne, des animaux que l’on devine tout prêt de nous, d’épais névés vestiges d’un hiver rude, puis un débouché sur l’univers minéral des Lapiazs du Parmelan.


Une nature tour à tour surprenante, grandiose, effrayante, lumineuse, sombre égaye notre parcours, à l’image des sentiments et des pensées qui accompagnent le marcheur dans sa lente progression. Soif, faim, fatigue, découragement, les esprits se brouillent et cherchent dans le lointain le refuge tant espéré. Nous l’atteindrons enfin, après 8 heures d’efforts, au terme d’une première journée qui était annoncée « facile ». Epuisés mais heureux de ce premier exploit, la gouteuse tartiflette du refuge Dunant et la vue grandiose à 360° sur la chaine du mont-Blanc et la vallée d’Annecy récompensait nos corps et nos esprits. La satisfaction et le bonheur sont proportionnels à la douleur et à l’effort fournit... leçon de vie n°1.
C'est encore loin de refuge ?

Jour 2 :
Après notre nuit en refuge (merci à nos hôtes pour leur accueil d’une extrême sympathie), le corps marqué par les efforts de la veille, mais bien décidé à rallier la prochaine étape, nous repartions vaillamment à l’assaut des pentes du Parmelan, en direction du Col de la Bourse et de la Balme de Thuy. Sous un soleil déjà brûlant au petit matin, une longue traversée d’un univers aride, de roches, de neiges ponctuées de vues grandioses, de quelques fleurs alpines et de rachitiques pins cembro nous offraient une nouvelle facette de la nature et du programme de la journée à venir.


La progression ralentie par la neige et les risques de crevasses, nous passions le col du Pertuis avant de redescendre vers le Freu d’Albon que nous n’atteignions qu’après 4 heures de marche, soit un gros retard sur le temps initialement prévu. Une entorse allait ensuite considérablement ralentir notre groupe après la pause repas. Après le passage du col de la Bourse, nous attaquions une descente vertigineuse en direction de Morette. Malgré les difficultés, la fatigue, la chaleur, les jeunes donnaient le meilleur d’eux-mêmes pour aller au bout de l’aventure, épaulés de leurs professeurs qui les aidaient à franchir un à un chaque obstacle, à se surpasser, à s’entraider.


Entrainés à l’escalade, la plupart ont passé haut la main un passage aux allures de via ferrata. Pour ma part, la peur du vide et le vertige m’ont saisi, paralysée, m’obligeant à baisser les armes, lâcher prise et à appeler à l’aide, au secours. S’arrêter pour ne pas tomber, apprendre à patienter, attendre, accepter de prendre la main qui se tend, vous soutient, vous aide à surmonter une difficulté, vous réconforte, vous transmet son énergie, son savoir pour vous aider à vous relever, à repartir, à grandir….  leçon de vie n°2.

1 000 mD- pour rejoindre la Balme de Thuy

Après vingt d’heures d'efforts, plus de 1765 mètres de dénivelé positif, 2200 mètres négatif, la chaleur, la fatigue et les blessures ont eu raison du groupe qui atteignant à 18 heures la Balme de Thuy devait renoncer par sagesse à rejoindre le refuge de Larrieux. L’aventure s’est achevée prématurément, avec un brin de regrets et de mélancolie, car la vie nous impose souvent des chemins que nous ne pensions pas emprunter. Le bonheur est de prendre ce qui vient et de laisser partir ce qui s’en va, avec gratitude et sans regrets, mais avec l’impression d’avoir emprunté le chemin le meilleur pour nous mener le plus loin possible, ensemble. Qui veut aller loin, ménage sa monture…. leçon de vie n°3.



Les élèves ont fait preuve de courage, d’entraide, d’une solidarité à toute épreuve pour franchir les obstacles, les passages difficiles, les moments d’épuisements. Ils ont su se surpasser, repousser leurs limites. Mais dans ce genre d’aventure, il ne faut pas négliger les risques, les difficultés, les blessures, les imprévus ; il est indispensable de se préparer physiquement et mentalement, avec humilité et respect de soi, de l’autre, de la nature. Ensemble, nous sommes plus fort pour surmonter une épreuve, qu’elle soit sportive, professionnelle ou humaine, pour atteindre et contempler les sommets. Seul on va plus vite, mais ensemble nous irons plus loin….leçon de vie n°4.

L’année s’achève et avec elle un léger parfum de mél’ancolie. Bonnes vacances à tous, bel été...

L'ancolie, dernière fleur rencontrée sur notre chemin...


25 km, 900mD+ en 4h40, une première sur les chemins….

Le soleil est de retour sur le Genevois avec le mois de Juin 

Une double première en ce dimanche 2 juin ; avec mon amie Fanfan, nous avions rendez-vous pour nos premiers 25 km en marche nordique, du côté de Cruseilles, à l’occasion de la première édition des Escapades du Salève.

Chaque première est pour moi une aventure, un voyage, une découverte…
Première longue distance, car je n’avais encore jamais pris le départ d’une course de 25 km /900mD+ et c’était la toute première édition d’un beau rendez-vous de marche proposé par le Club Omnisports de Cruseilles.
J’aime les premières, car même si ce n’est ni l’ascension mont-Blanc, ni la traversée de l’Atlantique, chaque première est un chemin vers l’inconnu, une découverte, une expérimentation.
Ma plus grande distance sur une course était le Lavaux Nordic Event avec 12 km en 1h40 en 2011. Une distance moyenne, où l’on peut se permettre d’aller vite, le plus vite possible (en marchant je précise) sur un temps relativement court.
Là sur 25km, je m’étais imaginé aller moins vite pour tenir la distance, marcher pendant 4 à 5 heures, dans des conditions certainement difficiles au vue de la pluie de ces derniers mois.
La semaine précédente, je me suis préparée, économisée, en raison d’une douleur persistante à la cheville depuis une semaine. Samedi, j’avais préparé minutieusement mes affaires, prévoyant couverture de survie et trousse de secours, barres de céréale et fruits secs, chaussettes et polaire de rechange et 1,5 l d’eau dans le camel bag. Pas de quoi voyager léger…

Une nuit mouvementée, un rêve étrange ou j’imagine que mes pieds ne me porteront pas jusqu’à l’arrivée, un réveil en avance à 5h30,… et c’est un peu fatiguée mais excitée par cette grande aventure que je rejoins le départ avec ma meilleure amie marcheuse.
Il est à peine 8 heures, le soleil pointe (enfin) le bout de son nez. Un peu endormies, nous retrouvons d’autres collègues marcheuses avec joie. Il y a du monde (près de 120 participants), des marcheurs (plus que d’habitude dans la région)…et oui ça existe, certainement motivés par le niveau de difficulté de cette course.
A 8h30, le départ des 25km est donné. Nous partons sans nous affoler, sans rechercher un chrono, mais avec tout de même la volonté de donner le meilleur de nous même, de boucler le parcours en moins de 5 heures. On a calculé que 5km/h, compte tenu du dénivelé ce serait déjà pas mal….
La première heure se déroule sans encombre à bonne allure, avec 5km600 parcourus pour 200m d+. Au delà du 6ème kilomètre je commence à souffrir de ma cheville et d’une douleur à l’orteil droit. J’attends avec impatience le 1er ravitaillement (8km 500) pour me soigner le pied. La trousse de secours est utile ! Un verre d’eau, quelques fruits secs et nous repartons pour ne pas perdre trop de temps….J’espère que mes pieds vont un peu se calmer et se faire oublier. Fanfan me distance dans la longue montée qui va suivre pour rallier le Grand Piton (1371mètres).
Nous ne parlons plus et je me concentre sur mon pas, tentant de poser au mieux les pieds pour soulager la douleur. Je pense aux trailers, à ceux qui courent des longues distances… J’ai toujours cherché à comprendre pourquoi…pourquoi se lever de bonne heure un dimanche matin, pourquoi s’imposer une souffrance, courir malgré la douleur, pourquoi repousser ses limites, pourquoi, pourquoi, pourquoi,… je commence à comprendre, je ne peux pas et je ne veux pas revenir en arrière ou arrêter ma course… Cette aventure à un goût d’exploration et d’exploit…je sais que les deux à trois heures qui vont venir vont être longues, mais je sais aussi que cet exploit à un goût de liberté, d’accomplissement, de défi relevé grâce à la volonté et le mental.
A chacun son Everest, 
Et même si le mien ne fait pas 8000 mètres, l’atteindre procure déjà une grande fierté et un grand bonheur, un sentiment de bien-être et une indéfinissable sensation d’exister, de vivre.
Au bout de 2 heures, nous en sommes à 10 km, nous sommes dans la moyenne que nous nous sommes fixée. Presque la moitié du chemin parcouru, encore un petit effort, le sommet n’est plus qu’à 4 km.
Après 2h40 de marche, je pointe seule à la Tour Bastian, Fanfan a disparu dans le brouillard. Je la retrouve un peu plus bas, alors qu’elle vient de faire demi-tour ayant pris un mauvais chemin. Je repasse devant, et amorce en courant une longue descente très glissante. La marche est ici trop dangereuse, (voir merdique !), la course me permet d’alléger les appuis (tant pis pour les puristes), et pour ma part, j’ai besoin de soulager ma cheville.
3 heures se sont écoulées, 16 km, tenir bon encore, pendant 8 km ! C’est pas rien…et une nouvelle et ultime petite grimpette nous attend après la Thuile. Au 18ème km, 2ème ravitaillement, il est plus que bienvenu. La fatigue et la faim se font sentir. Une petite pause de 5 minutes et nous attaquons ce que nous savons être la dernière descente jusqu'à Cruseilles.

Pour passer le temps, que nous commençons à trouver long,  nous discutons, de tout et de rien, mais aussi du bonheur de partager cette belle épreuve, de cette montagne que nous aimons tant, des souvenirs laissés ici et là sur les pentes du Salève, de ces moments entre amis ou en famille, à pied, en raquette, en ski ou en VTT.
4 heures,  le compteur affiche 20 km 890…encore 4 ou 5 km…allez il faut y arriver… en moins d’une heure. Heureusement ces derniers kilomètres sont en pente douce, moins boueux et réchauffés par les doux rayons d’un soleil salvateur. Nous imaginons le repas du terroir qui nous attend à l’arrivée, le bon bain chaud qui viendra nous récompenser ce soir…



4h40, 25km, nous passons main dans la main la ligne d’arrivée… 
fatiguée mais heureuse de l’exploit réalisé, 
de cette belle aventure partagée, 
de ces nouvelles rencontres sur les chemins… 
épuisée, mais des souvenirs pleins la tête, 
et l’envie de se préparer 
pour notre prochaine aventure dans le Vercors, 
j’irai me coucher…

Avec ma Fanfan, fatiguées mais heureuses

Un grand bravo aux marcheuses de l’ASJ 74 et du Genevois.
Sur 14 km, et ayant couru la Vitam run la veille : Nathalie Douine (6 km en 53’04) , Nicole Laeser (55’) et Yolaine Siffredi (55’45)
Sur 25 km, Sandrine Berguerre (4heures), Pascale Weber (4h40), et Françoise Viffry (4h40), Sylvie Cons et Marie-Claude Thuillez.



Un grand bravo et merci aux organisateurs pour cette première au TOP ! Vivement l’année prochaine.

Avec Sandrine Berguerre, les deux coaches de l'ASJ74....


Plus de photos sur la page Facebook....

Rando Nordic' Pomier-Charly-Présilly


Pour le deuxième week-end consécutif, la marche nordique était au programme. Après le Vuache, elle allait cette fois-ci t nous emmener sur les contreforts du Salève. Et comme d'habitude, le soleil n'était pas au rendez-vous, mais la motivation et la bonne humeur si !

Au départ de la Chartreuse de Pomier nous avons rallié Saint-Blaise, par le chemin de Compostelle qui monte tranquillement sur 3 kms. Une belle petite mise en jambe pour s'échauffer et se réchauffer.


De là j'avais prévu de rejoindre Jussy, mais ce ne fut pas simple, car je me suis trompé de route, les cartes ne sont pas toujours évidentes à lire...  Un détour et une petite aventure à travers champs qui font partie du jeu, où l'on s'amuse à trouver son chemin entre barbelés et pâturages.


Nous avons traversé Jussy, commune d'Andilly, puis de là avons repris tranquillement le chemin bien matérialisé en direction de Charly, assistant au passage à la préparation des Médiévales d'Andilly qui se tiendront le week-end prochain dans la forêt des Moulins.


Nous avons admiré Charly et son joli clocher , de là nous avons emprunté le chemin de la Croix Devin, et arrivant à cette dernière il était temps de se restaurer. Le petit vent frais ne nous a pas invitées à butiner, ni faire la sieste, si bien que 20 minutes plus tard nous reprenions notre route en direction de Présilly.

Une belle vue dégagée sur le Jura, le Léman et les falaises du Salève ravissait nos plaisirs contemplatifs. Un petit arrêt au pied de la vierge qui regarde le clocher de Présilly, avant de bifurquer en direction du Petit Chable.



La Chartreuse de Pomier en point de mire, notre but final était désormais visible, et il ne restait plus que 2 km pour le rallier par une route fort agréable et peu empruntée.




Une belle balade contemplative et méditative, un brin sportive, que l'on peut emprunter à son rythme, en se hattant tranquillement ou en courant, entre des monts doucement vallonnés et de jolis clochers, et si le temps le permet des vues somptueuses sur les paysages environnants.